Histoire et patrimoine

Clarenceville en photo

Histoire et patrimoine

La municipalité de Clarenceville fut érigée en 1845 avant d’être intégrée à la municipalité du comté de Rouville deux ans plus tard. Cette dernière sera amputée d’une partie de son territoire avec la création de la municipalité de paroisse de St. George en 1855 avant de prendre le nom actuel de Saint-Georges-de-Clarenceville en 1957.

Cependant, la municipalité actuelle ne sera réalisée que le 13 décembre 1989 avec la fusion de la paroisse de Saint-Georges-de-Clarenceville avec le village de Clarenceville (1920). Cependant, Saint-Georges-de-Clarenceville se distingue par son histoire unique et la richesse de son patrimoine. Objet de la fusion entre la paroisse de St-Georges et de la municipalité de Clarenceville, l’origine de la Municipalité est Loyaliste. L’arrivée d’une immigration anglo-américaine, à la fin du XVIIIe siècle, quittant l’indépendance du nouveau pays, avec leur culture a laissé un héritage architectural exceptionnel avec des bâtiments et trois églises reconnu par leur caractère historique.

Le nom « Clarenceville » serait relié à William, duc de Clarence (1765–1837), troisième fils du roi britannique George III et qui monta sur le trône sous le nom de Guillaume IV.

Une Clarencevilloise d'exception

Carrie Matilda Derick,née le 14 janvier 1862 à Saint-Georges-de-Clarenceville et décédée le 10 novembre 1941 à Montréal. Elle était la fille de Frederick Derick et Edna Colton. Diplômée de la Faculté des Arts de l’Université McGill, elle a été la première femme admise au sein du corps professoral de l’Université McGill. Elle s’est distinguée au service de l’Université pendant 38 ans.

Sa carrière a débuté alors qu’elle n’avait que quinze ans, comme enseignante suppléante à l’Académie de Clarenceville dont elle deviendra plus tard la directrice. Elle a ensuite dirigé une école privée à Montréal puis a été admise à la Faculté des Arts de l’Université McGill.

De nombreuses femmes occupent maintenant des positions importantes dans nos universités, mais on ignore qu’il y a à peine 100 ans, Carrie Derick a été la première femme professeur titulaire au Canada.

Parmi les prix qui lui ont été décernés, mentionnons la médaille du Prince de Galles, qu’elle a reçu en 1881, lors de sa graduation de l’École normale de l’université McGill, et la Médaille d’Or Logan en Sciences de la Nature, qui est remise encore aujourd’hui aux scientifiques qui se distinguent dans les sciences de la nature. Ses recherches en génétique ont été reconnues par la communauté scientifique internationale, prouvant ainsi son expertise et sa persévérance malgré les pressions sociales de l’époque.

Carrie Derick fut nommée Professeure titulaire de génétique et de botanique morphologique à l’Université McGill en 1912, après de nombreuses années de travaux innovateurs en génétique. Elle a été Présidente intérimaire du Service de botanique de l’Université McGill pendant trois ans. Elle a été une pionnière de la génétique, une militante pour les droits de la Femme et une réformatrice sociale. Elle a d’ailleurs publié de nombreux articles sur des thèmes allant de l’Histoire aux réformes sociales.